Acedia regroupe des éléments liés aux photographies de Patrice Broquier. C'est aussi le partage de quelques textes, livres et expositions...
lundi 15 novembre 2010
vendredi 12 novembre 2010
lundi 27 septembre 2010
samedi 4 septembre 2010
Fables
mardi 17 août 2010
"Aprés la photographie"
Marcel Duchamp
mardi 27 juillet 2010
Laszlo Moholy-Nagy
Malerei, fotogrfie, film"
samedi 24 juillet 2010
Commerce universel
vendredi 23 juillet 2010
lundi 19 juillet 2010
vendredi 16 juillet 2010
Chimères
mercredi 14 juillet 2010
Quelle place ?
mardi 13 juillet 2010
Quel rôle ?
lundi 12 juillet 2010
vendredi 2 avril 2010
vendredi 19 février 2010
jeudi 30 juillet 2009
Erreur
mardi 28 juillet 2009
lundi 27 juillet 2009
dimanche 26 juillet 2009
vendredi 24 juillet 2009
mercredi 15 avril 2009
Associations et entrelacs
à propos de l'exposition SW2b à la MCA (nov2008 à janvier 2009)
« Le travail de Patrice Broquier se parcourt. Ce qui a sens est un ensemble et non des œuvres séparées.
Patrice Broquier pratique une sorte de désordre mis en demeure de s’organiser. Il accumule des photos apparemment hétéroclites. Il les fait défiler en diapositives à des vitesses différentes sur deux écrans. Ainsi sous le regard s’élabore une continuité à la fois constate et disparate. Chaque image se met en rapport avec une autre : celle qui la suit, celle qui la précède ou celle qui l’accompagne. Pour cette dernière, une part d’aléatoire intervient. En effet, la différence de rapidité a pour conséquence qu’il se produit un décalage entre un premier tour de chariot de dias et un second. L’esprit sollicité est amené à créer des associations d’idées, des liens entre les images. Il pourrait de la sorte inventer un récit dont chaque photo serait un élément. C’est sans fin, d’autant que chacun sait qu’une photo dépourvue de légende est sujette à toutes les interprétations possibles.
D’où l’intitulé de cette exposition : « Switch », c’est à dire ce qui, en informatique, permet des interconnexions de réseaux. Le photographe développe de la sorte le concept d’appréhender le monde tel que dans la réalité. Chaque perception passe, se perd dans la mémoire, s’ajoute aux précédentes, se mêle aux sensations et aux humeurs avant de constituer ce qui façonne chaque individu.
Le défilement rapide des clichés ne permet guère de s’attarder. Il devient une espèce de paradoxe comme l’acte photographique en soi. (…) Il est donc capital de ne pas visiter cette exposition de la même manière que d’habitude. Si certains tirages sont accrochés aux cimaises et se laissent regardés aussi longtemps qu’on le désire, ils sont avant tout l’amorce de ce qui sera vu et revu lors de la projection « stéréo ». L’essentiel se concentre dans la démarche intellectuelle à accomplir par chaque visiteur. »
M.V. le 07/01/09
mardi 14 avril 2009
lundi 1 décembre 2008
Le marché de l'art
Lénine...etc
mardi 1 juillet 2008
Introjection
Serge Tisseron
Le mystère de la chambre claire / photographie et inconscient. 1996
Deux pièges
Serge Tisseron
Le mystère de la chambre claire / photographie et inconscient. 1996
mercredi 11 juin 2008
Apprendre à faire silence
De nos jours, il est de bon ton de se dire frustré et de se laisser absorber par des sentiments de frustration, au point que tout un chacun peut les lire sur notre visage. Les anciens moines diraient que celui-là est déjà possédé par le vice de la tristesse. Ou bien que parfois nous nous emportons intérieurement contre autrui. Dans notre silence, nous inventons de brillants discours, destinés à montrer aux autres que nous sommes dans notre droit et que nous leur sommes supérieurs. Ensuite, dans notre silence, nous savourons notre colère et nous l'entretenons par une argumentation et des invectives que nous poursuivons en nous-mêmes. D'autres se lamentent sur leur sort, en se disant en ces moments de calme intérieur, que rien n'a de sens et que tout est insensé, bref qu'il est inutile de s'engager. Tel serait le vice de l'acedia. Il y a des personnes qui dans leur silence se représentent la prochaine séance qui aura lieu sur la scène du théâtre de leur vie. Ils la répètent pour les spectateurs, devant qui ils désirent jouer leur rôle, pour être applaudis. Dans leur silence, ils imaginent des réparties qu'on pourrait admirer, afin d'attirer l'attention sur eux. Ou bien ils s'admirent eux-mêmes. Ils ne cessent de se dire combien ils sont importants et comme le monde devrait se réjouir qu'ils existent avec leurs qualités, leurs aptitudes et leurs talents. Leurs pensées gravitent uniquement autour d'eux-mêmes, de leur importance et de leur originalité. On a beau se taire extérieurement mais à l'intérieur de nous-mêmes, on ne cesse de parler. En nous, parlent les pulsions inassouvies, les aspirations insatisfaites ; en nous parlent les émotions et les impressions, en nous parlent la vanité et la vantardise. Le silence extérieur ne veut rien dire de notre capacité à faire silence à l'intérieur de nous-mêmes. Or c'est ce silence intérieur que les moines recherchent finalement."
(Anselm Grün, Apprendre à faire silence)
mardi 10 juin 2008
Lao tseu
Lao tseu
Walter Benjamin / quelques extraits
"A la reproduction même la plus perfectionné d’une œuvre d’art, un facteur fait toujours défaut : son hic et nunc, son existence unique au lieu où elle se trouve. Sur cette existence unique, exclusivement s’exerçait son histoire."
(…)
"Le hic et nunc de l’original forme le contenu de la notion de l’authenticité, et sur cette dernière repose la représentation d’une tradition qui a transmis jusqu’à nos jours cet objet comme étant resté identique à lui-même. Les composantes de l’authenticité se refusent à toute reproduction non pas seulement à la reproduction mécanisée."
(…)
"La reproduction mécanisée s’affirme avec plus d’indépendance par rapport à l’original que la reproduction manuelle."
(…)
"L’authenticité d’une chose intègre tout ce qu’elle comporte de transmissible de par son origine, sa durée matérielle comme son témoignage historique. Ce témoignage reposant sur sa matérialité, se voit remis en question par la reproduction, d’où toute matérialité s’es retirée. Sans doute seul ce témoignage est-il atteint, mais en lui l’autorité de la chose et son poids traditionnel."
(…)
"La reproduction mécanisée, pour la première fois dans l’histoire universelle, émancipe l’œuvre d’art de son existence parasitaire dans le rituel."
(…)
"Mais dès l’instant où le critère d’authenticité cesse d’être applicable à la production artistique, l’ensemble de la fonction sociale de l’art se trouve renversé. A son fond rituel doit se substituer un fond constitué par une pratique autre : la politique."
(…)
"La valeur rituelle exige presque que l’œuvre d’art demeure cachée."
(…)
"Avec l’émancipation des différents procédés d’art au sein du rituel se multiplient pour l’œuvre d’art les occasions de s’exposer."
(…)
"Avec les différentes méthodes de reproduction de l’œuvre d’art, son caractère d’exposabilité s’est accru dans de telles proportions que le déplacement quantitatif entre les deux pôles se renverse, comme aux âges préhistoriques, en transformation qualitative de son essence. De même qu’aux âges préhistoriques , l’œuvre d’art, par le poids absolu de sa valeur rituelle, fut en premier lieu un instrument de magie dont on n’admit que plus tard le caractère artistique, de même de nos jours, par le poids absolu de sa valeur d’exposition, elle devient une création à fonctions entièrement nouvelles – parmi lesquelles la fonction artistique, se distingue en ce qu’elle sera sans doute reconnue plus tard accessoire. Du moins est-il patent que le film fournit les éléments les plus probants à pareil pronostic."
(…)
"Dans la photographie, la valeur d’exposition commence à refouler sur toute la ligne la valeur rituelle. Mais celle-ci ne cède pas le terrain sans résister. Elle se retire dans un ultime retranchement : la face humaine."
(…)
"Dans l’expression fugitive d’un visage humain, sur d’anciennes photographies, l’aura semble jeter un dernier éclat."
(…)
"Mais sitôt que la figure humaine tend à disparaître de la photographie, la valeur d’exposition s’y affirme comme supérieure à la valeur rituelle."
Walter Benjamin.
La photographie en Allemagne. Extraits
lundi 9 juin 2008
Song: They Say It's Wonderful
They say that falling in love is wonderful
Judy Garland
Diane Arbus
Diane Arbus














